La Fondation Abbé Pierre voit de bien mauvais signes pour le logement dans le remaniement ministériel
L’annonce, le 23 juin, de la nomination de M. Benoist Apparu en charge du logement dans le Gouvernement remanié laisse un goût de surprise et d’interrogation
De bien mauvais signes sont en effet donnés à cette occasion aux familles qui souffrent au quotidien d’une absence de politique du logement volontariste face à un grave problème de société.
Le premier signe négatif est bien évidemment d’hériter d’un secrétaire d’État en lieu et place d’un ministre. Faut-il donc comprendre que — pour les initiateurs de cette décision — la crise actuelle n’est pas assez importante pour qu’un ministère lui soit consacré ?
Le second signe réside dans l’absence de politique globale pour le logement et l’hébergement, qui dépendraient désormais de deux ministères distincts, alors même qu’on sait que les problématiques sont systématiquement interdépendantes, comme le soulignaient à juste titre le Rapport Pinte et le “Grand Chantier” annoncé par le Premier ministre.
Le troisième point est le questionnement sur la nomination d’une personnalité politique qui — jusqu’à présent — n’apparaît guère parmi les spécialistes d’un domaine qui requiert pourtant des connaissances techniques particulières. Nous sommes confiants dans le fait que cette inexpérience peut être surmontée par un investissement fort et une équipe compétente. Mais il faudra apprendre vite, compte tenu de l’urgence aggravée par la crise économique que nous traversons.
La Fondation Abbé Pierre reste attentive aux premières orientations prochainement rendues publiques par le Secrétaire d’État, à qui elle souhaite de réussir dans sa mission.
