Grand Emprunt : la Fondation et d’autres associations s’inquiètent pour les ménages du parc privé touchés par la précarité énergétique.
MM. Rocard et Juppé ont rendu le 20 novembre le rapport « Investir pour l’avenir, priorités stratégiques d’investissement et emprunt national ».
Il convient de saluer la proposition visant à « accélérer la rénovation thermique des logements sociaux ». Elle réserve 2 milliards d’euros pour améliorer plus rapidement les 140 000 logements les plus énergivores (catégories E,F,G) et contribuer ainsi à l’amélioration du pouvoir d’achat des locataires Hlm les plus modestes.
Cette proposition nécessite d’être complétée pour être à la hauteur des enjeux en terme de lutte contre la précarité énergétique. Cet effort devra notamment intégrer les 20 000 logements très sociaux associatifs accueillant les plus fragiles.
Mais, et c’est là l’essentiel, cette proposition ne peut écarter les ménages logeant dans les pires épaves thermiques. Sur les 3,4 millions de ménages touchés par la précarité énergétique (coût de l’énergie supérieur à 10 % des revenus), 90 % vivent dans le parc privé (Insee 2006).
Les propriétaires de condition modeste, bailleurs ou occupants de ces logements, doivent pouvoir bénéficier de cet investissement stratégique, même si la majorité peut contribuer à l’effort indispensable.
Sans attendre les propositions définitives du Plan Bâtiment Grenelle présidé par Philippe Pelletier, il est indispensable qu’un “investissement stratégique” pour le parc privé — à la hauteur de celui consenti pour le parc public afin de traiter les 300 000 logements privés les plus énergivores en 10 ans — soit accordé par le Gouvernement.
associations signataires : Amorce, Association nationale des Compagnons Bâtisseurs, Cler (Comité de liaison des énergies renouvelables), Gefosat, FAPIL (Fédération des Associations pour la Promotion et l’Insertion par le Logement), Fédération Habitat & Développement, Fédération PACT, Secours catholique.
